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Đề Xuất 2/2023 # Travail Du Miroir Ou Comment Entrer En Contact Avec Son Moi Intérieur # Top 9 Like

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Le travail du miroir est étrangement confrontant, intimidant indéniablement, un peu embarrassant… mais aussi profondément curatif.

Parmi toutes les pratiques de travail internes à notre disposition au 21e siècle, le travail du miroir est l’une des plus simples et des plus puissantes.

Non, vous n’êtes pas obligé de dépenser de l’argent avec des tonnes d’attirail spirituel ou d’auto-assistance (dieu merci) – tout ce dont vous avez besoin pour faire un travail du miroir est un miroir – c’est tout ! Et presque tout le monde en possède un.

Si vous cherchez un nouvel outil psychologique ou spirituel à ajouter à votre répertoire, ne cherchez pas plus loin que votre miroir de salle de bain.

 

Qu’est-ce que le travail du miroir ?

Le travail du miroir était une méthode développée à l’origine par la professeure inspirée Louise Hay comme moyen d’entrer en contact avec le moi intérieur. L’objectif principal du travail du miroir est de développer l’amour de soi , les soins personnels et une relation plus significative avec les autres. En regardant simplement dans le miroir pendant un certain temps chaque jour et en vous parlant doucement, vous pouvez créer un lien plus compatissant et plus indulgent avec vous-même.

 

Je me sens mal à l’aise devant le miroir – Pourquoi ?

J’ai un challenge pour vous :

Allez vous placez devant le miroir  de votre maison pendant cinq minutes (assis ou debout). Il suffit de vous regarder vous-même et de garder un contact visuel. C’est tout ce que vous avez à faire.

Si vous êtes comme la plupart des gens, vous vous sentirez mal à l’aise. Vous pouvez vous sentir gêné, instable, embarrassé, émotif ou ressentir des sentiments tels que le dégoût de soi et la critique.

Pourquoi cela arrive-t-il ?

Comme Louise Hay écrit dans son livre le travail du miroir :

Le miroir vous renvoie les sentiments que vous ressentez envers vous-même. Cela vous permet de savoir immédiatement où vous résistez et où vous êtes ouvert et fluide. Cela vous indique clairement quelles pensées vous devrez changer si vous voulez avoir une vie joyeuse et épanouissante.

En d’autres termes, devant le miroir, il n’y a pas de cachette. Devant le miroir, nous entrevoyons un aperçu intime (et parfois douloureux) de la relation que nous entretenons avec nous-mêmes.

Le travail du miroir peut nous mettre mal à l’aise au début, car il expose notre critique intérieur à la lumière du jour. Tout à coup, tout ce que nous ressentons à propos de nous-mêmes et dont nous pourrions ne pas être conscients, apparaît à la surface. Et si vous n’avez pas développé une relation de compassion avec vous-même, vous pourriez être enclin à croire toute la méchanceté chuchotée par votre critique intérieur.

 

Travail du miroir et reconnexion avec l’enfant intérieur

 

Une autre raison pour laquelle le travail du miroir peut nous mettre mal à l’aise est qu’il expose les parties vulnérables de notre être intérieur. Plus particulièrement, le travail du miroir peut nous mettre face à face avec l’enfant en nous.

Nous possédons tous un enfant intérieur – c’est l’un des nombreux archétypes (ou formes d’énergie) qui composent nos structures de personnalité.

Lorsque vous regardez dans le miroir, il n’est pas rare de sentir des vagues de tristesse vous envahir. Je sais que lorsque j’ai vécu ce découragement, cela vient de mon enfant intérieur qui plaide pour mon attention.

Mais même si se regarder dans le miroir peut parfois être bouleversant, ces sentiments laissent présager un travail en profondeur. Vous regarder dans le miroir et réconforter votre enfant intérieur peut être une pratique extrêmement curative et une forme de travail intérieur . Plus vous vous sentez émotif, plus la transformation et la purge émotionnelles se produisent.

 

Le miroir fonctionne comme un portail dans votre âme

Comme le dit le vieil adage, les yeux sont les miroirs de l’âme, et le travail du miroir vous donne un accès direct à cette partie la plus profonde de vous. Mais d’abord, le travail intérieur doit arriver.

La connexion avec votre âme ne se produit pas toujours immédiatement lors du travail du miroir – même si cela est possible. En règle générale, vous devrez surmonter vos insécurités et vos ressentiments personnels en pratiquant l’amour de soi avant de pouvoir ressentir et ressentir l’émergence de votre présence intérieure la plus profonde.

Je ne peux pas répondre à cette question pour tout le monde. Mais pour moi, la présence de mon âme apparaît lorsque mon visage se ramollit, mes yeux se réchauffent et deviennent plus compatissants, un léger sourire entre sur mon visage et une forme d’énergie plus légère remplit mon corps. Se sentir tiré vers l’intérieur est aussi un autre signe.

Aussi magique ou mystique que cela puisse paraître, utiliser le travail du miroir comme un portail vers votre âme est en fait assez naturel. Cela n’a rien de fantasmagorique – c’est comme si on retournait chez soi dans la partie la plus vraie, la plus entière et la plus sage de soi.

 

Comment pratiquer le travail du miroir (Guide étape par étape)

 

Il n’existe aucune méthode officielle de travail du miroir – bien que vous puissiez essayer la pratique de 21 jours* développée par Louise Hay dans son livre .

Personnellement, je préfère adapter le travail du miroir à moi-même et à mes propres besoins. Voici quelques principes de base du travail du miroir que vous voudrez peut-être garder à l’esprit si vous souhaitez créer votre propre pratique :

Utilisez des affirmations qui vous semblent authentiques (je l’expliquerai plus en détail ci-dessous)

Consacrez-y au moins cinq minutes chaque jour

Faites un travail du miroir en privé pour ne pas être dérangé

C’est bien de ressentir de l’émotion – laissez-vous sentir ce qui vous arrive

Tenez un journal dans lequel vous enregistrerez toute expérience notable (je l’expliquerai plus en détail ci-dessous)

Cela dit, voici un guide simple, étape par étape, sur le travail du miroir que vous pouvez utiliser et adapter à vos propres besoins :

 

1. Engagez-vous

Le travail du miroir crée les changements les plus profonds lorsqu’il est effectué de manière cohérente sur une longue période. Je recommande de consacrer un minimum de cinq minutes par jour, dix minutes ou plus étant l’idéal.

 

2. Pensez au meilleur moment de la journée

Le travail du miroir est flexible et peut contourner votre emploi du temps. La plupart des gens aiment faire le travail du miroir tôt le matin et tard le soir avant d’aller se coucher. Vous pouvez également effectuer un travail du miroir pendant la journée lorsque vous passez devant des miroirs. S’il n’y a pas de miroirs sur votre lieu de travail, vous pouvez toujours utiliser l’option selfie sur votre téléphone (lorsque vous tournez l’appareil photo vers vous-même). Vous pouvez trouver un endroit privé (dans les toilettes, par exemple) pour faire cet exercice au travail.

 

3. Choisissez ou créez votre propre affirmation

Pourquoi utiliser des affirmations toutes faites ? Vous pourriez réfléchir pour inventer les vôtres. Les affirmations contrent le discours intérieur négatif qui nous traverse la tête – elles aident également à reprogrammer nos esprits. Lorsque nous utilisons des affirmations, nous affirmons quelque chose que nous aimons chez nous ou quelque chose de positif que nous souhaitons nous donner.

Vous voudrez peut-être créer votre propre affirmation spontanément en vous basant sur ce que vous ressentez lorsque vous vous regardez dans le miroir. Par exemple, si vous vous sentez laide à ce moment-là, vous pouvez vous affirmer: «J’ai un cœur et une âme magnifiques» ou tout ce qui vous semble le plus authentique. Si vous vous sentez mal à l’aise en votre propre présence, vous pouvez affirmer : “C’est bien de se sentir mal à l’aise, je m’accepte comme je suis.”

Alternativement, vous pouvez choisir parmi une liste d’affirmations et expérimenter en utilisant une affirmation par jour (ou une par semaine). Voici quelques exemples :

J’apprends à t’aimer

Je suis disposé à prendre soin de toi

Je suis digne d’amour

j’en ai assez

Je suis exactement qui j’ai besoin d’être en ce moment

C’est bien pour moi d’avoir peur

C’est bien pour moi d’être triste

Je peux me sentir mal à l’aise

J’aime combien mon corps est unique

Je suis beau

Je suis entier

J’embrasse mes peurs avec amour

Je suis féroce et fort

J’ai confiance en ma sagesse naturelle

Je suis ouvert et réceptif

je crois en moi

Il y a des milliers d’affirmations – alors c’est juste un petit échantillon.

Note sur les affirmations:

Si vous créez vos propres affirmations, assurez-vous de les formuler de manière positive. De nombreux praticiens qui travaillent avec des affirmations (comme ceux qui étudient la PNL) affirment que l’inconscient ne comprend pas les aspects négatifs et traduira à l’envers toute affirmation exprimée de manière négative. Par exemple, au lieu de dire «je ne suis pas sans valeur, je suis digne», dites : «Je suis digne». Ou au lieu de dire : «Je ne serai pas méchant avec moi-même», dites : “Je me traite avec gentillesse.”

En outre, le but des affirmations n’est pas de donner du sucre à ce que vous ressentez. Si vous ne pouvez vraiment pas vous dire dans le miroir «Je t’aime», alors ne le faites pas ! Le but n’est pas d’être hypocrite, l’objectif est de vous offrir un amour sincère. Si une affirmation telle que «Je t’aime et que je t’accepte» vous semble trop difficile, concentrez-vous sur une affirmation plus modérée, telle que «J’apprends à t’aimer et à t’accepter» ou «Je veux t’aimer et t’accepter davantage».

 

4. Répétez votre affirmation (avec sentiment)

Que ce soit à haute voix ou dans votre tête, répétez votre affirmation au moins dix fois. Louise Hay recommande au moins 100 fois – mais cela peut sembler accablant au début. Certes, plus vous répétez votre affirmation avec sincérité, plus son impact sera profond. Donc, essayez de définir un nombre réaliste et respectez-le. Vous pouvez toujours augmenter le nombre de fois que vous dites votre affirmation en regardant dans le miroir à mesure que vous progressez dans votre pratique.

Lorsque vous dites votre affirmation, il est important de vous regarder directement dans les yeux. Vous pouvez également utiliser votre propre nom car cela envoie un message puissant à votre inconscient. Par exemple, vous voudrez peut-être dire : «J’apprécie ta sollicitude [insérez votre nom ici]», «Je t’aime [insérez votre nom ici]».

 

5. Embrasser les émotions qui surviennent

C’est normal et ok de se sentir contrarié. Si vous ressentez le besoin de pleurer, laissez-vous – vous libérez d’anciennes façons d’être, et c’est un travail puissant ! Vous voudrez peut-être aussi vous faire un câlin, qui est aussi merveilleusement thérapeutique. Il est probable que vous éprouverez des émotions à un moment donné, car la vieille douleur figée en vous, qui s’est accumulée au fil des ans, bouillonne à la surface. Parfois, les émotions ressenties lors du travail en miroir proviennent de l’enfance, en particulier si elles sont intenses. Si tel est le cas, rassurez votre enfant intérieur en le reconnaissant lorsque vous regardez le miroir. Vous voudrez peut-être prononcer des mots tels que «ça va, je te vois, je comprends», «je suis là pour toi», «j’aime ta bravoure [insérer le nom]», etc.

Remarque à propos des hommes effectuant un travail en miroir :

Sentir et exprimer ses émotions sera probablement plus difficile pour les hommes que pour les femmes. Pourquoi ? Les hommes sont conditionnés à percevoir le fait d’être stoïque comme une véritable mesure de la virilité – mais la vérité est que «stoïque» n’est qu’un autre mot pour émotionnellement distancié et refoulé . Il n’y a rien de courageux à éviter les émotions. Si vous êtes un homme, vous aurez besoin de plus de sécurité et de compassion à cette étape du travail. Ayez des affirmations profondes sous la main et la volonté de voir votre ouverture émotionnelle comme une véritable force.

 

6. Enregistrez vos découvertes

Lors de votre travail sur les miroirs, il est important de tenir un journal. Vous n’avez pas besoin d’écrire de longs paragraphes sur vos expériences si cela ne vous convient pas – écrivez simplement une phrase ou deux. Notez ce que vous ressentez (même si cela signifie exprimer à quel point vous vous sentez stupide) et ce qui a été dit. Vous n’avez pas besoin de tenir un journal de travail miroir tous les jours, mais assurez-vous de noter toutes vos expériences marquantes. Toute nouvelle émotion, pensée, découverte ou percée doit être enregistrée. En tenant un journal, vous pourrez suivre votre évolution et vos progrès.

***

Le travail en miroir est d’une simplicité trompeuse, mais extrêmement stimulant. Tant de travail de guérison peut être accompli en se regardant simplement dans le miroir et en exprimant des affirmations pleines d’amour pour soi.

L’un des avantages les plus étonnants du travail du miroir est son impact sur vos relations. En apprenant à mieux vous aimer , la vie devient plus harmonieuse et vos relations avec les autres peuvent s’améliorer considérablement. Il est vrai que l’amour de soi équivaut à l’amour des autres. Mais vous n’avez pas besoin de me croire – essayez le travail du miroir vous-même !

Si vous avez utilisé cet outil fascinant ou si vous êtes un ardent défenseur, partagez avec moi vos expériences. Quelle partie du travail du miroir est la plus difficile pour vous ? Comment surmontez-vous ces difficultés ?

Source : chúng tôi

 

Je vous souhaite tout le bonheur du monde

 

 

Pour aller plus loin* :

(*) liens d’affiliation

 

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Comment Guérir Son Enfant Intérieur ?

Qu’est-ce que l’enfant intérieur ?

Les origines de l’enfant intérieur

C’est quoi l’enfant intérieur ?

L’ enfant intérieur vit en nous tout au long de notre existence. C’est un savant mélange entre le souvenir de l’ enfant qu’on a été, de l’ enfant qu’on a rêvé d’être et des événements marquants de notre vie, comme nous l’explique la psychologue Elisa Vernet. Stefanie Stahl, auteure de Connaître, aimer et guérir son enfant intérieur , nous précise également que l’enfant intérieur est une métaphore correspondant aux parties inconscientes de notre personnalité qui s’est forgée dans notre enfance. C’est pourquoi, comme elle le souligne à juste titre, “il existe aussi bien des parties positives et heureuses que des parties négatives et tristes de l’enfant intérieur”. Enfin, j’aime bien la vision de Charles Whitfield. Pour lui, l’enfant intérieur (ou enfant en soi), c’est “cette entité vivante, énergique, créatrice et comblée qui vibre en chacun de nous, c’est à dire notre Moi véritable, celui ou celle que nous sommes vraiment.” C’est beau, non ?

Famille dysfonctionnelle ou pas, il n’y a pas de parents parfaits donc pas d’ enfance parfaite… Peut-être avez-vous souffert de l’une ou plusieurs des 5 blessures qui empêchent d’être soi-même dont parle Lise Bourbeau. Si l’ enfant en vous est blessé, cela peut provoquer chez vous un sentiment de vide, des dépendances (alcool, drogue, dépendance affective…), des comportements agressifs, des troubles narcissiques, un problème de confiance, entre autres. Le petit enfant meurtri qui vit en vous a besoin de soins, d’amour, de sécurité et de reconnaissance pour libérer votre Moi véritable et vous permettre de sortir du mode victime. Prendre soin de votre enfant blessé vous permet de modifier vos comportements et d’améliorer vos relations. Comme le dit Isabelle Filliozat : “Quand une personne n’a pas su ou pas pu exprimer une émotion, cet affect réprimé cherche une issue. Toute situation, toute personne, qui rappelle de près ou de loin cette émotion ou l’événement qui l’a suscitée, réveille le passé.” En gros, vous êtes une véritable bombe à retardement ! Sans parler des répercussions possibles des émotions refoulées sur votre corps… Procurez-vous le Grand dictionnaire des malaises et maladies de Jacques Martel, vous comprendrez mieux de quoi je parle. N’oubliez pas enfin qu’un enfant joyeux vit aussi en vous. En vous reconnectant à lui, vous renouez avec votre joie de vivre, votre créativité, votre curiosité, votre spontanéité, votre insouciance, votre authenticité… Aimer votre enfant intérieur, c’est vous aimer vous-même, vous accepter pleinement, mais aussi vous respecter.

3 idées pour vous connecter à votre enfant intérieur

La méditation ou l’hypnose guidée

Les séances de méditation ou d’ hypnose guidée peuvent vous aider à entrer en contact avec votre enfant intérieur et à écouter ses souffrances intérieures. Vous en trouverez quantité en libre accès sur Youtube. Je vous laisse tester et voir celles qui vous conviennent le mieux. Les goûts et les couleurs… Personnellement, j’ai écouté plusieurs fois la méditation guidée Guérir son enfant intérieur que j’ai trouvée sur la chaîne Youtube de Noémie de Saint-Sernin, spécialiste des blessures du passé et coach en développement personnel. Elle m’a fait beaucoup pleurer la 1ère fois, mais je l’ai aussi beaucoup appréciée. Vous pouvez également télécharger gratuitement la méditation guidée La guérison de l’enfant intérieur sur le site d’ Isabelle Filliozat, spécialiste en parentalité positive dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois sur le blog. Je vous invite enfin à relire mon article Se guérir des blessures du passé avec l’hypnose où j’avais testé en 2016 une séance d’hypnose guidée offerte par L’Académie Française de Formation (AFF).

La lettre

Dans Prendre soin de l’enfant intérieur, Thich Nhat Hanh suggère de vous remémorer des événements douloureux de votre enfance et de demander à l’ enfant en vous : “Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?” ou “Qu’attends-tu maintenant de l’adulte que tu es devenu ?”. Ecrivez ensuite tout ce qui se présente à vous sans réfléchir. Vous pouvez aussi lui demander pardon de l’avoir délaissé, lui dire que vous l’aimez et que dorénavant, vous serez là pour lui. Reconnaissez sa souffrance. Rassurez-le. Une fois terminée, lisez la lettre à haute voix et prêtez attention à ce que vous ressentez. Si besoin, pleurez avec votre enfant intérieur. Anne Cazaubon, dans la Chronique Antidote “Écrire une lettre à mon enfant intérieur” diffusée sur Europe 1 le 20 février 2018, propose quant à elle d’ écrire à vos parents. Une lettre qui commencera par ” ma chère maman et/ou mon cher papa “ où vous noterez des moments où vous ne vous êtes pas sentis écoutés ou soutenus. L’idée n’est pas de lire la lettre à vos parents ni de leur envoyer, mais de redonner le sourire à votre enfant intérieur blessé. L’adulte que vous êtes peut le protéger aujourd’hui et lui reconnaître son statut de victime. Vous pouvez brûler la lettre, la déchirer, la déposer sur une tombe ou l’enterrer.

Pour aller plus loin

Si tu me lis Corinne, tu vois, j’ai suivi tes judicieux conseils. Oui, j’ai médité et écouté mon enfant blessée. Je croyais pourtant l’avoir suffisamment apaisée avec la thérapie que j’avais entrepris l’année de mes 30 ans, mais fin 2018, un événement a ravivé des traumatismes de mon enfance, en particulier les blessures d’ injustice et de trahison. Ma 1ère réaction a été de claquer les portes du passé et de les refermer à double tour. Trop de colère et de tristesse. Pour me protéger, je me suis coupée illico presto de ceux qui avaient ravivé ma souffrance. Stratégie de défense oblige. Mais la fuite n’a pas été suffisante. Je me suis traînée une énorme fatigue jusqu’à fin janvier 2019. J’avais bien compris que si je voulais m’en sortir, j’allais devoir à nouveau faire face à mes vieux démons. Et c’est à ce moment-là que l’Univers m’a fait un petit clin d’oeil en m’offrant sur un plateau le livre Prendre soin de l’enfant intérieur de Thich Nhat Hanh le 9 février dernier (juste au cas où, j’imagine…). Alors que nous passions le weekend chez l’une des tantes de mon compagnon, il était là, posé en évidence sur un meuble, juste à côté du lit. On aurait dit qu’il m’attendait…

Sources

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Crédit photo image principale : Prostooleh/FreepikCrédit photo image lettre : chúng tôi photo image citation : Freepik

Trouver Quel Métier Est Fait Pour Moi En 2022

Mais rassurez-vous : rien n’est figé ! Même si vous passez par des métiers qui ne vous correspondent pas forcément, il existe toujours des solutions, et chacun peut trouver l’emploi fait pour lui.

1. Apprendre à se connaître pour trouver son futur métier2. Les outils pour choisir son orientation3. Réussir sa reconversion professionnelle

1. Apprendre à se connaître pour trouver son futur métier

La première et la plus importante des choses à prendre en compte pour trouver sa voie c’est faire un bilan sur soi-même. Pour trouver un emploi ” sur-mesure “, il est indispensable de se connaître ou d’apprendre à se connaître. Les conseils qui suivent vous donneront des pistes à exploiter.

1.1 Faire le point1.2 Consulter son entourage1.3 La nécessité de s’ouvrir

1.1 Faire le point

Avant même de commencer les recherches, il est nécessaire que vous preniez le temps de vous recentrer sur vous même pour faire le point. Penser à ses envies, ses goûts, ses centres d’intérêt, ses qualités et ses défauts peut déjà donner quelques pistes.

Il est également important de bien définir son projet professionnel. Pour cela, prenez une feuille de papier et répondez aux questions suivantes :

Est-ce que vous souhaitez travailler en intérieur ou en extérieur ?

Plutôt en équipe ou seul ?

Quels horaires s’accordent le mieux avec votre cadre de vie ? (nuit, week-ends, soirs, matins, horaires de bureau…)

Quel statut vous convient le mieux ? (salarié, freelance, intérimaire, chef d’entreprise…)

Quel est le revenu minimum que vous souhaitez ?

Quel degré de responsabilité souhaitez-vous avoir ?

Avez-vous besoin d’un métier qui a du sens, ou un travail alimentaire vous convient ?

Combien de temps voulez-vous et pouvez-vous consacrer à une formation ?

Plutôt manuel, intellectuel, sportif, … ?

Quels sont vos plus grands défauts, et vos plus grandes qualités ?

En répondant à ces questions, des idées de secteur d’activité ou même de professions peuvent se dégager et permettre d’y voir un peu plus clair. Évidemment, il est indispensable de faire ce sondage intérieur en étant honnête à 100 %. Mentir sur ses capacités (en les diminuant ou en les exagérant), sur ses envies ou sur ses traits de personnalité ne fait que fausser les résultats, et vous handicape dans votre recherche.

En revanche, ne pas rester buter sur ses critères et savoir faire des compromis est nécessaire. Par exemple, si vous trouvez un métier qui vous plaît vraiment (horaires, formation, envies, capacités…), mais que vous estimez que les salaires dans cette profession sont trop bas, vous pouvez choisir de tirer un trait sur ce métier et chercher autre chose. Au contraire, vous pouvez revoir vos exigences de rémunération à la baisse s’il y a de bonnes possibilités d’évolution, ou si ce travail a du sens et vous permet de vous épanouir.

Dans la plupart des cas, il faut accepter de faire certaines concessions, ou réfléchir à celles que l’on est capable de faire. Cela ne veut pas dire que le métier idéal n’existe pas, simplement qu’il y aura toujours du bon et du moins bon, et que c’est à chacun de déterminer ce qu’il accepte ou non.

1.2. Consulter son entourage

Il est parfois difficile d’avoir du recul sur soi. Pour apprendre à se connaître, il peut être intéressant de demander à votre entourage la perception qu’il a de vous. Le sondage que l’on fait pour soi fonctionne également avec ses proches. Les questions seront tournées différemment mais les réponses pourront permettre de se remettre en question et d’envisager la question sous un nouvel angle.

Cependant, l’entourage, même proche, ne vous connaîtra jamais aussi bien que vous-même. Son avis est donc intéressant, mais il ne faut pas faire une fixation dessus.

Il est également indispensable de demander conseil à des personnes qui sont qualifiés pour vous aider. Si vous souhaitez devenir webmaster et que vous demandez l’avis de vos parents qui n’y connaissent rien à internet, ils vous répondront probablement que c’est impossible de gagner sa vie de cette façon, tout simplement parce qu’ils n’ont pas les connaissances nécessaires.

1.3 La nécessité de s’ouvrir

En recherche d’emploi ou de formation, il est important de s’ouvrir à un maximum d’options. Soyeux curieux et n’hésitez pas à multiplier les nouvelles expériences (pas forcément professionnelles). Cela permet de se découvrir sous un nouvel angle mais également d’acquérir ou de développer certaines capacités.

Ces expériences peuvent être très diverses : voyage, sport, activité artistique, rencontres de nouvelles personnes, sortie culturelle, etc. Sans pour autant en faire son métier, toutes les expériences vécues influencent vos décisions, goûts et envies.

Chacune d’entre elles, font évoluer votre personne et vous permettent de vous ouvrir à d’autres domaines auxquels vous n’aurait pas forcément pensé au premier abord.

Il existe des tas de manières différentes pour apprendre vous connaître et développer vos capacités. Certaines fonctionnent plus que d’autres en fonction des individus, mais elles vous permettront de trouver votre voie avec plus de facilité et plus rapidement.

2. Les outils pour choisir son orientation

2.1 Pôle Emploi2.2 Les Missions Locales2.3 Les Centres d’Information et d’Orientation (CIO)2.4 Les événements2.5 Internet

Nombreux sont les outils qui peuvent vous aider à trouver un métier, votre voie ou une formation. Ils peuvent se présenter sous plusieurs formes. Il existe des organismes, des plate-formes, des sites internet, des forums, des salons, des documentaires, etc.

En fonction de votre situation, certains seront plus utiles que d’autres, et c’est à chacun de se faire son propre avis sur la question. Bien entendu, ce n’est pas une liste exhaustive, il existe énormément de sources d’informations très diverses mais les principales sont présentes.

2.1 Pôle Emploi

Tout le monde a déjà entendu parler de Pôle Emploi, l’organisme spécialisé dans la recherche d’emploi.

Pôle Emploi est donc un organisme de l’État, son rôle est de vous permettre d’accéder à des services de recherche d’emploi et de vous verser des allocations chômage.

Lorsque l’on s’inscrit en tant que demandeur d’emploi, un rendez-vous avec un conseiller est programmé. Lors de ce rendez-vous, le conseiller fait le point sur votre situation : expériences professionnelles, CV, attentes…

En fonction, de certains critères, des droits aux chômage (allocations) vous sont versés. Le conseiller peut aussi vous présenter des options pour vous aider dans votre projet. Il peut s’agir de postes, de formations, d’événements, d’ateliers…

En effet, Pôle Emploi peut financer un bon nombre de formations, de manière totale ou partielle.

Quoi qu’il en soit, le rôle d’un conseiller Pôle Emploi est de vous aider dans votre recherche d’emploi, dans votre recherche de formation ou de reconversion professionnelle. Il peut vous aiguiller vers les services qui vous accompagneront au mieux dans votre vie professionnelle.

La théorie est belle, mais la réalité est toute autre…

Pôle Emploi est un organisme très mal organisé, les conseillers sont débordés de travail, et n’ont malheureusement pas assez de moyens pour vous aider réellement!

Il est indispensable de préparer soi-même son projet professionnel, votre inscription à Pôle Emploi étant uniquement utile pour 2 choses :

toucher des allocations, pour assurer ses besoins quotidiens le temps de retrouver un emploi,

se faire financer des formations.

2.2 Les Missions Locales

Les Missions Locales sont des organismes qui ont pour mission l’insertion professionnelle des jeunes âgés de 16 à 25 ans en les aidant à créer un parcours professionnel et les insérer au mieux dans la vie active.

Pour cela, les Missions Locales sont en partenariat avec Pôle Emploi, et propose des formations, des ateliers de recherche d’emploi et peut permettre aux jeunes de percevoir des aides financières en fonction de leur situation.

2.3 Les Centres d’Information et d’Orientation (CIO)

Les CIO (Centres d’Information et d’Orientation) sont des structures dédiées à l’orientation. Il est possible d’y consulter de nombreuses ressources, d’avoir accès à des informations sur les métiers et les formations, et de consulter un Conseiller d’Orientation Psychologue (COP).

Au cours d’un rendez-vous avec un COP, le conseiller essaye de comprendre les attentes de la personne, l’aide à construire son projet professionnel et lui explique les démarches à suivre pour arriver à son but.

Lorsque le projet professionnel n’est pas très précis, le conseiller peut faire passer des tests d’orientation ou de personnalité, qui peuvent aider la personne à trouver sa voie. Il interprétera ensuite les résultats afin de donner une liste des domaines ou des métiers qui pourraient lui convenir.

Le conseiller peut présenter des ressources comme des livres, des sites internet, etc. Celles-ci permettent d’obtenir des informations sur les métiers ou les formations susceptibles de convenir à la personne.

2.4 Les événements

Les forums, les salons et les journées portes ouvertes peuvent également être un bon moyen de découvrir des métiers ou des formations quand on ne sait pas quel métier faire.

Ces événements se déroulent souvent sur un ou plusieurs jours, et réunissent des professionnels, des étudiants ou des enseignants dans le but qu’ils puissent fournir des informations sur leur domaine et faire part de leur expérience.

L’avantage de ces manifestations est de vous permettre un contact direct avec des professionnels, d’autres étudiants. Cela peut vous donner des idées de métiers, des informations sur la formation, le rythme, les examens, etc. pour avoir un meilleur aperçu de la réalité.

2.5 Internet

Enfin, Internet est une réelle mine d’or pour faire la chasse aux informations. Bien entendu, il faut savoir s’en servir et faire le tri car il existe également beaucoup de fausses informations. Beaucoup de sites sont néanmoins très compétents et vous renseignent sur les métiers et les formations.

Sur notre site Trouvez un métier, vous avez accès à des descriptions réalistes et détaillées de nombreux métiers. Les fiches métiers comportent trois grandes catégories divisées en plusieurs sous-parties qui vous aideront à savoir quel métier choisir.

La première catégorie concerne l’activité générale d’un professionnel, les tâches qu’il accompli au quotidien et ses conditions de travail. La seconde partie parle des salaires, des débouchés et des possibilités d’évolution de carrière. Enfin, la troisième partie est consacrée à la formation : elle explique l’accès au métier, les différents cursus, les examens, diplômes et formalités nécessaires pour exercer un métier.

Ces fiches sont très détaillées et se basent sur des sources fiables. De plus, nous faisons notre possible pour faire des mises à jour régulières pour maintenir les informations à jour.

Grâce à la section ” Synonymes, métiers associés ” située en début de fiche, si vous n’êtes pas totalement convaincu par le métier dont vous avez consulté la fiche, vous aurez des idées d’autres fiches métiers à consulter.

Vous pouvez également vous rendre sur la liste des métiers par ordre alphabétique pour trouver des idées de métiers qui vous convienne mieux.

Quoi qu’il en soit, si vous avez une idée de domaine ou de métier dans lequel vous souhaitez travailler, Trouver Un Métier vous permettra d’obtenir toutes les informations dont vous aurez besoin.

3. Réussir sa reconversion professionnelle

Un reconversion professionnelle peut être difficile à aborder et à traverser. Chacun à ses propres raisons pour vouloir changer d’orientation professionnelle, et il est important de garder en tête que le monde mais aussi nos envies évoluent, et qu’il est nécessaire de s’adapter au cours de sa vie. Il est donc tout à fait normal de souhaiter changer de profession.

Lorsque l’on souhaite réellement s’orienter vers une nouvelle activité professionnelle, sans pour autant avoir une idée très précise de ce que l’on souhaite, cela peut inquiéter l’entourage. Bien sûr ce n’est pas malveillant mais cela peut-être décourageant, il faut donc faire attention à ne pas trop se laisser impacter dans ses choix et ses décisions. Après tout, ce n’est que passager.

Pour réussir sa reconversion professionnelle, la même introspection (que pour trouver un premier emploi) sera nécessaire et les mêmes outils seront à disposition.

L’avantage pour une personne que se reconvertit, c’est qu’elle a déjà l’expérience du monde du travail, elle se connaît donc professionnellement. Elle peut mieux définir ses envies, ses capacités, mais aussi les points faibles et les défauts qu’elle doit améliorer.

Il est possible d’aborder sa reconversion de deux manières : la préparer en continuant à travailler, ou bien en étant sans emploi. Chacune présente des avantages et des inconvénients. Là encore, chaque individu choisira ce qui lui conviendra le mieux.

Le problème majeur quand il s’agit de changer de métier c’est de retourner se former. Les études peuvent prendre beaucoup de temps et sont donc difficilement compatibles avec un travail à plein temps. Et même lorsque l’on est au chômage, où l’on touche environ 60 % de son précédent salaire, ne pas avoir de revenus suffisants peut être un problème.

Heureusement, il existe des solutions !

3.1 Formations à Distance3.2 Formations en Alternance3.3 Validation des Acquis de l’Expérience

3.1 Formations à Distance

Tout d’abord, pour ceux qui continuent à travailler, mais qui souhaitent changer de voie, il existe de plus en plus de formations à distance. La plate-forme la plus connue dans le domaine reste sans doute le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance), mais beaucoup d’autres se développent.

Ces formations sont souvent accessibles financièrement, et certaines peuvent même être remboursées en partie ou intégralement par Pôle Emploi ou lorsqu’il s’agit d’une formation professionnelle, il est possible d’utiliser son CPF (Compte Personnel de Formation). Il est donc intéressant de se renseigner avant de s’inscrire.

Les formations à distance sont utiles pour les personnes qui souhaitent apprendre seules et à leur rythme. La plupart sont d’ailleurs adaptées à un public de travailleurs.

Attention cependant à bien se renseigner sur la formation avant de s’inscrire. Il est impératif de vérifier ce que cette formation peut vous apporter en fonction de vos besoins. Cela peut être une préparation dans le but de passer un concours ou une réelle formation qualifiante avec un diplôme à la clé par exemple.

Pour ceux qui ont déjà quitté leur poste, les formations à distance peuvent également convenir. En revanche, même si certaines d’entre elles offrent la possibilité d’effectuer des stages, ils ne sont pas rémunérés. Si les allocations chômage sont faibles, ce type de formation n’est pas forcément idéal.

3.2 Formations en Alternance

L’avantage des formations en alternance est de toucher un salaire pendant que l’on se forme. Il est possible de les suivre avec un contrat d’apprentissage ou avec un contrat de professionnalisation. Le principe de l’alternance est d’alterner entre temps de formation théorique au sein d’un établissement et temps de formation pratique en entreprise.

Différences entre les contrats d’apprentissage et de professionnalisation :

Il s’adresse à des jeunes entre 16 et 29 ans (dérogations possibles pour les travailleurs handicapés ainsi que pour les créateurs ou repreneurs d’entreprise).

Il permet d’obtenir un diplôme ou un titre à finalité professionnelle enregistré au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).

La durée de la formation doit représenter au moins 400 heures en moyenne par année de formation. Le salaire varie de 27 % du Smic (apprenti de 16 à 17 ans) à 100 % du Smic (apprenti de 26 ans et plus).

Le contrat de professionnalisation :

Il concerne les jeunes âgés de 16 à 25 ans, les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, les bénéficiaires de la prime d’activité, de l’allocation spécifique de solidarité (ASS), l’allocation adulte handicapé (AAH) ou d’un contrat unique d’insertion (CUI).

Il permet d’obtenir une qualification enregistrée au RNCP, une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale de branche, ou une qualification permettant d’accéder à un certificat de qualification professionnelle (CQP).

La formation doit représenter 150 heures par an. Le salaire varie selon l’âge et le niveau de formation du salarié : de 55 % du SMIC pour les moins de 21 ans ayant un niveau inférieur au BAC jusqu’à 100 % du SMIC ou 85 % de la rémunération minimale conventionnelle ordinaire pour les plus de 26 ans.

De nombreuses formations peuvent être suivies en alternance. Que ce soit pour le contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, il est possible d’être embauché en CDD ou en CDI.

3.3 Validation des Acquis de l’Expérience

Pour les personnes en reconversion professionnelle, il existe également la VAE : la Validation des Acquis de l’Expérience. C’est un dispositif qui permet d’obtenir une certification (un diplôme, un certificat de qualification professionnelle ou un titre à finalité professionnelle) grâce à son expérience.

Pour en profiter, il faut justifier d’au moins 1 an d’expérience en rapport avec la certification visée. Un dossier est à envoyer à l’organisme certificateur avant de passer un entretien avec un jury.

Il est possible de bénéficier d’un accompagnement pour toutes les étapes du parcours de la VAE : formulation de l’expérience à valider, constitution du dossier et préparation de l’entretien avec le jury. Cet accompagnement n’est pas obligatoire mais recommandé. De plus, il peut être financé par le CPF (Compte Personnel de Formation), l’OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé), ou encore par le conseil régional.

La validation des acquis de l’expérience s’avère très utile pour accéder à des postes qui nécessitent des diplômes. C’est le cas dans le domaine des services à la personne ou de la coiffure par exemple. Transformer son expérience en diplôme peut aussi mettre son CV plus en valeur auprès d’un recruteur.

Ce qu’il faut retenir :

→ Prendre le temps de se découvrir, de faire le bilan de sa situation et de construire son projet professionnel étape par étape.

→ Ne pas hésiter à se faire accompagner que ce soit par des proches ou des professionnels.

→ Internet est votre ami, c’est une source d’informations incroyable. Restez néanmoins vigilants et critiques.

→ Une reconversion professionnelle ne signifie pas repartir de zéro. On reste fort des expériences que l’on a vécu.

→ Il est toujours possible de se former et d’apprendre peu importe l’âge et la situation d’un individu.

Comment Trouver Son Identité Profonde ?

Comment trouver son identité profonde ?

Qui suis-je au plus profond ? Quelle est ma personnalité authentique, la vocation qu’il me faut déployer en ce monde ? Un ouvrage passionnant se met en quête de notre “moi profond” en suivant les traces de grands penseurs et de mystiques.

En tout cas pour Jean-Paul Lannegrace, auteur de “

Et l’auteur de citer le grand poète persan Rûmi, adepte du soufisme : “Il y a une bougie dans ton coeur, Prête à être allumée Il y a un vide dans ton âme, Prêt à être comblé Tu le sens, n’est-ce pas ?”.

Si le “moi profond” était un lieu, ce pourrait être un puits, image de profondeur obscure où il faut descendre pour trouver l’eau vive. A moins qu’on ne le compare à un roc fondateur, solide soubassement de tout notre être. Ou encore au mystère qui émane de certains chúng tôi tout cas pour Jean-Paul Lannegrace, auteur de ” Trouver son identité profonde ” (éd. Salvator), il y a bien en chaque être un centre authentique, coeur de la personne, un “moi profond” à faire émerger, comme un diamant à faire resplendir. C’est bien cette identité profonde – souvent ignorée ou négligée – qui provoquerait en nous tant d’états d’âme. Impression de ne pas “être à sa place”. De ne pas vivre sa vie. Soif d’un ailleurs ou d’un “autre chose”.Et l’auteur de citer le grand poète persan Rûmi, adepte du soufisme :”Il y a une bougie dans ton coeur,Prête à être alluméeIl y a un vide dans ton âme,Prêt à être combléTu le sens, n’est-ce pas ?”.

Une personne humaine qui est à la fois corps, coeur et âme

C’est un des charmes de cet ouvrage ancré dans la philosophie d’éclairer son propos de très belles citations empruntées aux poètes ou à de grands maîtres de la spiritualité. Leur point commun ? Tous ont une conception de l’homme ouverte à la transcendance.

Dès l’introduction, Jean-Paul Lannegrace affiche son postulat métaphysique, sa vision philosophique : l’homme n’est, selon lui, pas limité à son corps et à son psychisme, mais il a aussi une âme qui lui permet d’accéder au monde spirituel. Il est une “personne” unique – en référence à la philosophie “personnaliste” – composée d’un corps, d’un psychisme et d’une âme, trois réalités d’ordre différent mais interconnectées pour former l’unité de la personne.

Alors, ce “moi profond”, quel est-il et où se situe-t-il ? Il est bien une manifestation de l’âme mais il s’exprime aussi dans le psychisme, la vie affective, la volonté, la liberté… et peut même affleurer dans les gestes et les expressions de la personne. Ce “moi profond” dit notre unicité dans la diversité des zones de notre être. Il est un appel permanent au recentrement, au ressourcement, à l’unification.

Comment se manifeste notre “moi profond” ?

Avançons dans la quête philosophique de Jean-Paul Lannegrace. Notre “moi profond”, nous explique-t-il, est à la fois “le foyer de l’authenticité, l’initiateur de notre vocation personnelle“, cette “personnalité” que nous cherchons à exprimer. “Il est la source de la dynamique de l’accomplissement de soi et du dépassement de soi pour “la tâche de la vie””.

Mais il est aussi “le centre du coeur“, c’est-à-dire le lieu des sentiments les plus profonds et des attachements, d’abord aux êtres mais aussi aux choses et aux idées. En lui réside donc la source des choix importants, “la source du courage de faire face”, dit Jean-Paul Lannegrace. “Le moi profond fonde notre dignité et notre liberté par rapport au monde”.

Enfin, le “moi profond” est le lieu secret de la présence cachée de la divinité, lieu où Dieu transmet sa vie, sa joie, sa paix et où l’homme peut se mettre à son écoute, par exemple en faisant l’expérience de la prière.

Se trouver dans la rencontre de l’autre

Sans doute vous attendez-vous à recevoir de précieux conseils de méditation ou de développement personnel… Mais pas vraiment. Car pour la philosophie personnaliste, la personne n’est pas limitée à son “ego”. Certes, chacun de nous se perçoit séparé des autres, dans une apparente solitude. Mais si “l’ego est nécessaire, il n’est pas suffisant pour vivre”, cite Jean-Paul Lannegrace. Un peu plus loin, il va même jusqu’à dire : “l’ego et le moi profond s’excluent l’un l’autre”.

C’est que la personne est à la fois séparée d’avec autrui mais aussi “relation”. Elle est “dialogale”, selon l’expression du philosophe Paul Ricoeur : elle se construit et se reçoit dans le dialogue avec autrui. Comme le petit enfant qui accède à la conscience de soi dans le regard et les bras de sa mère, nous nous recevons mutuellement les uns les autres.

“La personne, écrit Jean-Paul Lannegrace, se développe toujours par des relations, qu’elle soient relations au monde, aux autres, à Dieu ou à soi-même, et ces relations sont interdépendantes.”

Du désir d’être soi au désir d’être plus au monde

Parfois, nos désirs d’authenticité se réveillent. Vous cherchez votre identité profonde ? votre vraie vocation ? Relisez votre histoire et vos expériences à la lumière de votre relation aux autres et au monde. Ne portez-vous pas d’ailleurs le désir d’être utile à la société et de donner ainsi un sens à votre vie ?

“Ne plus me demander ce que j’attends de la vie, mais ce que la vie attend de moi.”

“La recherche de sa vocation lie le désir d’être soi-même à celui de trouver sa place, son utilité pour la société. Le désir de vivre une vie qui soit plus “la sienne” se confond avec le désir d’être plus au monde, le désir d’incarnation” (Trouver son identité profonde, p. 39).

Au final, “le sens de notre vie est dans sa fécondité pour les autres“, affirme l’auteur qui illustre son propos par l’expérience du psychiatre

Dès lors, l’auteur nous met en garde contre l’individualisme contemporain qui flatte l’ego et conduit à la “centration sur soi”. Gare aussi aux “identités illusoires” que nous nous donnons ! Sur l’écran de notre vie, elles projettent des “images de soi” qui alimentent le narcissisme – l’amour de soi – mais nous laissent au final vides et insatisfaits.Parfois, nos désirs d’authenticité se réveillent. Vous cherchez votre identité profonde ? votre vraie vocation ? Relisez votre histoire et vos expériences à la lumière de votre relation aux autres et au monde. Ne portez-vous pas d’ailleurs le désir d’être utile à la société et de donner ainsi un sens à votre vie ?. Le désir de vivre une vie qui soit plus “la sienne” se confond avec le désir d’être plus au monde, le désir d’incarnation” (Trouver son identité profonde, p. 39).Au final, “”, affirme l’auteur qui illustre son propos par l’expérience du psychiatre Viktor Frankl , déporté en camp de concentration. De retour des camps, Frankl prend cette décision : “Ne plus me demander ce que j’attends de la vie, mais ce que la vie attend de moi.”

Ecouter sa conscience pour trouver son “moi profond”

Autre piste pour trouver son identité profonde, écouter sa conscience. “Le sujet qui agit contre sa conscience morale s’exile de son moi profond”, écrit Jean-Paul Lannegrace. Pour lui, le “cri éthique” face au Mal sort du moi profond.

Vous avez des remords, vous n’êtes pas à l’aise face à certaines pratiques, vous étouffez sans cesse une petite voix qui vous dit de ne pas poursuivre… Et si vous écoutiez en vous ce gémissement, ce questionnement, même si cela fait mal, même si c’est inconfortable ? “Je portais le fardeau de mon âme ensanglantée”, livre saint Augustin dans ses Confessions.

En réalité, “cette voix de la conscience morale est triple, nous dit Jean-Paul Lannegrace : elle est irrécusablement et inséparablement ma voix et à ce titre émane du moi le plus authentique ; elle est impératif catégorique et à ce titre émane de Dieu ; enfin, elle défend à l’intérieur de moi le droit d’autrui, ce que permet l’ouverture à l’universel du moi profond”. Où l’on retrouve une personne autonome mais profondément reliée à Dieu et aux autres.

S’ouvrir à la présence de Dieu pour se trouver

Enfin, parce qu’il reçoit son être de Dieu, dans la philosophie défendue par l’auteur, l’homme se trouve réellement dans la rencontre de celui qui est son créateur. Jean-Paul Lannegrace laisse alors la parole à de nombreux mystiques – chrétiens car il est de religion chrétienne – mais aussi juifs ou parfois musulmans, qui livrent leur expérience.

Ainsi Etty Hillesum, jeune femme juive hollandaise morte en 1943 au camp de concentration d’Auschwitz, écrit dans son journal  : “Un puits très profond est en moi. Et Dieu est dans ce puits. Parfois, j’arrive à le rejoindre, le plus souvent la pierre et le sable le recouvrent : alors Dieu est enterré. Il faut à nouveau le déterrer” (Journal, 97). Malgré les épreuves extérieures, elle trouve une paix surnaturelle dans cette intimité spirituelle et vit ses derniers jours dans l’attention continuelle aux autres.

Augustin (354-430), grand saint du christianisme antique, évoque sa conversion tardive en ces mots : “Tard je vous ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je vous ai aimée. C’est que vous étiez au-dedans de moi, et moi, j’étais en dehors de moi (…) Vous étiez avec moi et je n’étais pas avec vous (…). Vous avez appelé, vous avez crié, et vous êtes venu à bout de ma surdité (…). Vous m’avez touché et je brûle du désir de votre paix”.

Ou s’ouvrir à l’infini de l’amour ?

Faut-il donc chercher à atteindre les sommets de la spiritualité pour trouver son identité profonde ? Oui et non. A ce stade de sa démonstration, Jean-Paul Lannegrace va rassurer tous ceux qui n’ont pas la foi, ou ne se sont pas encore questionnés.

D’abord, écrit-il “le miracle d’une conversion reste toujours possible : Dieu peut ressusciter des âmes mortes.” Ensuite, “réciproquement, le salut ne nécessite pas la rencontre de Dieu en cette vie.” Il fait référence à un célèbre passage de l’Evangile – le livre des chrétiens retraçant la vie de Jésus-Christ – dans lequel Jésus dit que ceux qui ont servi les pauvres sur cette terre l’ont servi sans le savoir et seront avec Lui dans son royaume (Mathieu 25).

Découvrir son “moi profond” n’est donc pas réservé aux croyants, mais il ressort du livre de Jean-Paul Lannegrace que chacun de nous est porteur d’une unicité ouverte sur l’infini, d’un moi créé par amour et donc appelé à s’épanouir dans le don et l’amour… “Le moi profond est infini par son ouverture illimitée à autrui, son inlassable dépassement de soi et son désir de Dieu”…

Les nombreuses démarches de connaissance de soi et de développement personnel – avec des coachs ou des conseillers d’orientation – sont selon lui légitimes mais doivent bien intégrer toutes les dimensions du moi profond : son accomplissement personnel, sa place dans la société et le sens de sa vie.

Il renvoie à ce sujet aux nombreux ouvrages du moine allemand Anselm Grün (

Le livre de Jean-Paul Lannegrace offre d’abord une réflexion philosophique et spirituelle sur l’existence du “moi profond”. Il laisse ouverte la question des chemins et des méthodes pour se mettre à l’écoute de soi-même.Les nombreuses démarches de connaissance de soi et de développement personnel – avec des coachs ou des conseillers d’orientation – sont selon lui légitimes mais doivent bien intégrer toutes les dimensions du moi profond : son accomplissement personnel, sa place dans la société et le sens de sa chúng tôi renvoie à ce sujet aux nombreux ouvrages du moine allemand Anselm Grün ( Accomplis ce pour quoi tu es fait , ou Ne rate pas ta vie ).

Ils ont dit :

Pour finir, nous vous livrons encore quelques-unes des belles citations de l’ouvrage sur la façon de trouver son identité profonde :

– “Je crois que l’on grandit aussi grâce au regard habité des autres posé sur soi. Certains de ces regards diffusent une clarté particulière, capable d’infuser en soi le désir intense d’être enveloppé par leur sérénité et leur paix intérieure. Michel Cool, écrivain né en 1956 (Conversion au silence. Itinéraire spirituel d’un journaliste, Salvator).

– ‘L’âme a deux yeux : l’un regarde dans le temps, l’autre est tourné vers l’éternité ; l’oeuvre de l’homme est de marcher les deux yeux ouverts, d’unir le temps et l’éternité”. Angelus Silesius (1624-1677), mystique allemand franciscain (Le pèlerin chérubinique, Cerf).

– “Au centre de son âme, l’homme passe par un seuil, là il ne subsiste dans son être que de ce qu’un Autre l’y précède”. Denis Vasse, jésuite et psychanalyste, né en 1934. (L’Autre du désir et le Dieu de la foi, Seuil).

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