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Đề Xuất 2/2023 # Comment Trouver Son Identité Profonde ? # Top 8 Like

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Comment trouver son identité profonde ?

Qui suis-je au plus profond ? Quelle est ma personnalité authentique, la vocation qu’il me faut déployer en ce monde ? Un ouvrage passionnant se met en quête de notre “moi profond” en suivant les traces de grands penseurs et de mystiques.

En tout cas pour Jean-Paul Lannegrace, auteur de “

Et l’auteur de citer le grand poète persan Rûmi, adepte du soufisme : “Il y a une bougie dans ton coeur, Prête à être allumée Il y a un vide dans ton âme, Prêt à être comblé Tu le sens, n’est-ce pas ?”.

Si le “moi profond” était un lieu, ce pourrait être un puits, image de profondeur obscure où il faut descendre pour trouver l’eau vive. A moins qu’on ne le compare à un roc fondateur, solide soubassement de tout notre être. Ou encore au mystère qui émane de certains chúng tôi tout cas pour Jean-Paul Lannegrace, auteur de ” Trouver son identité profonde ” (éd. Salvator), il y a bien en chaque être un centre authentique, coeur de la personne, un “moi profond” à faire émerger, comme un diamant à faire resplendir. C’est bien cette identité profonde – souvent ignorée ou négligée – qui provoquerait en nous tant d’états d’âme. Impression de ne pas “être à sa place”. De ne pas vivre sa vie. Soif d’un ailleurs ou d’un “autre chose”.Et l’auteur de citer le grand poète persan Rûmi, adepte du soufisme :”Il y a une bougie dans ton coeur,Prête à être alluméeIl y a un vide dans ton âme,Prêt à être combléTu le sens, n’est-ce pas ?”.

Une personne humaine qui est à la fois corps, coeur et âme

C’est un des charmes de cet ouvrage ancré dans la philosophie d’éclairer son propos de très belles citations empruntées aux poètes ou à de grands maîtres de la spiritualité. Leur point commun ? Tous ont une conception de l’homme ouverte à la transcendance.

Dès l’introduction, Jean-Paul Lannegrace affiche son postulat métaphysique, sa vision philosophique : l’homme n’est, selon lui, pas limité à son corps et à son psychisme, mais il a aussi une âme qui lui permet d’accéder au monde spirituel. Il est une “personne” unique – en référence à la philosophie “personnaliste” – composée d’un corps, d’un psychisme et d’une âme, trois réalités d’ordre différent mais interconnectées pour former l’unité de la personne.

Alors, ce “moi profond”, quel est-il et où se situe-t-il ? Il est bien une manifestation de l’âme mais il s’exprime aussi dans le psychisme, la vie affective, la volonté, la liberté… et peut même affleurer dans les gestes et les expressions de la personne. Ce “moi profond” dit notre unicité dans la diversité des zones de notre être. Il est un appel permanent au recentrement, au ressourcement, à l’unification.

Comment se manifeste notre “moi profond” ?

Avançons dans la quête philosophique de Jean-Paul Lannegrace. Notre “moi profond”, nous explique-t-il, est à la fois “le foyer de l’authenticité, l’initiateur de notre vocation personnelle“, cette “personnalité” que nous cherchons à exprimer. “Il est la source de la dynamique de l’accomplissement de soi et du dépassement de soi pour “la tâche de la vie””.

Mais il est aussi “le centre du coeur“, c’est-à-dire le lieu des sentiments les plus profonds et des attachements, d’abord aux êtres mais aussi aux choses et aux idées. En lui réside donc la source des choix importants, “la source du courage de faire face”, dit Jean-Paul Lannegrace. “Le moi profond fonde notre dignité et notre liberté par rapport au monde”.

Enfin, le “moi profond” est le lieu secret de la présence cachée de la divinité, lieu où Dieu transmet sa vie, sa joie, sa paix et où l’homme peut se mettre à son écoute, par exemple en faisant l’expérience de la prière.

Se trouver dans la rencontre de l’autre

Sans doute vous attendez-vous à recevoir de précieux conseils de méditation ou de développement personnel… Mais pas vraiment. Car pour la philosophie personnaliste, la personne n’est pas limitée à son “ego”. Certes, chacun de nous se perçoit séparé des autres, dans une apparente solitude. Mais si “l’ego est nécessaire, il n’est pas suffisant pour vivre”, cite Jean-Paul Lannegrace. Un peu plus loin, il va même jusqu’à dire : “l’ego et le moi profond s’excluent l’un l’autre”.

C’est que la personne est à la fois séparée d’avec autrui mais aussi “relation”. Elle est “dialogale”, selon l’expression du philosophe Paul Ricoeur : elle se construit et se reçoit dans le dialogue avec autrui. Comme le petit enfant qui accède à la conscience de soi dans le regard et les bras de sa mère, nous nous recevons mutuellement les uns les autres.

“La personne, écrit Jean-Paul Lannegrace, se développe toujours par des relations, qu’elle soient relations au monde, aux autres, à Dieu ou à soi-même, et ces relations sont interdépendantes.”

Du désir d’être soi au désir d’être plus au monde

Parfois, nos désirs d’authenticité se réveillent. Vous cherchez votre identité profonde ? votre vraie vocation ? Relisez votre histoire et vos expériences à la lumière de votre relation aux autres et au monde. Ne portez-vous pas d’ailleurs le désir d’être utile à la société et de donner ainsi un sens à votre vie ?

“Ne plus me demander ce que j’attends de la vie, mais ce que la vie attend de moi.”

“La recherche de sa vocation lie le désir d’être soi-même à celui de trouver sa place, son utilité pour la société. Le désir de vivre une vie qui soit plus “la sienne” se confond avec le désir d’être plus au monde, le désir d’incarnation” (Trouver son identité profonde, p. 39).

Au final, “le sens de notre vie est dans sa fécondité pour les autres“, affirme l’auteur qui illustre son propos par l’expérience du psychiatre

Dès lors, l’auteur nous met en garde contre l’individualisme contemporain qui flatte l’ego et conduit à la “centration sur soi”. Gare aussi aux “identités illusoires” que nous nous donnons ! Sur l’écran de notre vie, elles projettent des “images de soi” qui alimentent le narcissisme – l’amour de soi – mais nous laissent au final vides et insatisfaits.Parfois, nos désirs d’authenticité se réveillent. Vous cherchez votre identité profonde ? votre vraie vocation ? Relisez votre histoire et vos expériences à la lumière de votre relation aux autres et au monde. Ne portez-vous pas d’ailleurs le désir d’être utile à la société et de donner ainsi un sens à votre vie ?. Le désir de vivre une vie qui soit plus “la sienne” se confond avec le désir d’être plus au monde, le désir d’incarnation” (Trouver son identité profonde, p. 39).Au final, “”, affirme l’auteur qui illustre son propos par l’expérience du psychiatre Viktor Frankl , déporté en camp de concentration. De retour des camps, Frankl prend cette décision : “Ne plus me demander ce que j’attends de la vie, mais ce que la vie attend de moi.”

Ecouter sa conscience pour trouver son “moi profond”

Autre piste pour trouver son identité profonde, écouter sa conscience. “Le sujet qui agit contre sa conscience morale s’exile de son moi profond”, écrit Jean-Paul Lannegrace. Pour lui, le “cri éthique” face au Mal sort du moi profond.

Vous avez des remords, vous n’êtes pas à l’aise face à certaines pratiques, vous étouffez sans cesse une petite voix qui vous dit de ne pas poursuivre… Et si vous écoutiez en vous ce gémissement, ce questionnement, même si cela fait mal, même si c’est inconfortable ? “Je portais le fardeau de mon âme ensanglantée”, livre saint Augustin dans ses Confessions.

En réalité, “cette voix de la conscience morale est triple, nous dit Jean-Paul Lannegrace : elle est irrécusablement et inséparablement ma voix et à ce titre émane du moi le plus authentique ; elle est impératif catégorique et à ce titre émane de Dieu ; enfin, elle défend à l’intérieur de moi le droit d’autrui, ce que permet l’ouverture à l’universel du moi profond”. Où l’on retrouve une personne autonome mais profondément reliée à Dieu et aux autres.

S’ouvrir à la présence de Dieu pour se trouver

Enfin, parce qu’il reçoit son être de Dieu, dans la philosophie défendue par l’auteur, l’homme se trouve réellement dans la rencontre de celui qui est son créateur. Jean-Paul Lannegrace laisse alors la parole à de nombreux mystiques – chrétiens car il est de religion chrétienne – mais aussi juifs ou parfois musulmans, qui livrent leur expérience.

Ainsi Etty Hillesum, jeune femme juive hollandaise morte en 1943 au camp de concentration d’Auschwitz, écrit dans son journal  : “Un puits très profond est en moi. Et Dieu est dans ce puits. Parfois, j’arrive à le rejoindre, le plus souvent la pierre et le sable le recouvrent : alors Dieu est enterré. Il faut à nouveau le déterrer” (Journal, 97). Malgré les épreuves extérieures, elle trouve une paix surnaturelle dans cette intimité spirituelle et vit ses derniers jours dans l’attention continuelle aux autres.

Augustin (354-430), grand saint du christianisme antique, évoque sa conversion tardive en ces mots : “Tard je vous ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je vous ai aimée. C’est que vous étiez au-dedans de moi, et moi, j’étais en dehors de moi (…) Vous étiez avec moi et je n’étais pas avec vous (…). Vous avez appelé, vous avez crié, et vous êtes venu à bout de ma surdité (…). Vous m’avez touché et je brûle du désir de votre paix”.

Ou s’ouvrir à l’infini de l’amour ?

Faut-il donc chercher à atteindre les sommets de la spiritualité pour trouver son identité profonde ? Oui et non. A ce stade de sa démonstration, Jean-Paul Lannegrace va rassurer tous ceux qui n’ont pas la foi, ou ne se sont pas encore questionnés.

D’abord, écrit-il “le miracle d’une conversion reste toujours possible : Dieu peut ressusciter des âmes mortes.” Ensuite, “réciproquement, le salut ne nécessite pas la rencontre de Dieu en cette vie.” Il fait référence à un célèbre passage de l’Evangile – le livre des chrétiens retraçant la vie de Jésus-Christ – dans lequel Jésus dit que ceux qui ont servi les pauvres sur cette terre l’ont servi sans le savoir et seront avec Lui dans son royaume (Mathieu 25).

Découvrir son “moi profond” n’est donc pas réservé aux croyants, mais il ressort du livre de Jean-Paul Lannegrace que chacun de nous est porteur d’une unicité ouverte sur l’infini, d’un moi créé par amour et donc appelé à s’épanouir dans le don et l’amour… “Le moi profond est infini par son ouverture illimitée à autrui, son inlassable dépassement de soi et son désir de Dieu”…

Les nombreuses démarches de connaissance de soi et de développement personnel – avec des coachs ou des conseillers d’orientation – sont selon lui légitimes mais doivent bien intégrer toutes les dimensions du moi profond : son accomplissement personnel, sa place dans la société et le sens de sa vie.

Il renvoie à ce sujet aux nombreux ouvrages du moine allemand Anselm Grün (

Le livre de Jean-Paul Lannegrace offre d’abord une réflexion philosophique et spirituelle sur l’existence du “moi profond”. Il laisse ouverte la question des chemins et des méthodes pour se mettre à l’écoute de soi-même.Les nombreuses démarches de connaissance de soi et de développement personnel – avec des coachs ou des conseillers d’orientation – sont selon lui légitimes mais doivent bien intégrer toutes les dimensions du moi profond : son accomplissement personnel, sa place dans la société et le sens de sa chúng tôi renvoie à ce sujet aux nombreux ouvrages du moine allemand Anselm Grün ( Accomplis ce pour quoi tu es fait , ou Ne rate pas ta vie ).

Ils ont dit :

Pour finir, nous vous livrons encore quelques-unes des belles citations de l’ouvrage sur la façon de trouver son identité profonde :

– “Je crois que l’on grandit aussi grâce au regard habité des autres posé sur soi. Certains de ces regards diffusent une clarté particulière, capable d’infuser en soi le désir intense d’être enveloppé par leur sérénité et leur paix intérieure. Michel Cool, écrivain né en 1956 (Conversion au silence. Itinéraire spirituel d’un journaliste, Salvator).

– ‘L’âme a deux yeux : l’un regarde dans le temps, l’autre est tourné vers l’éternité ; l’oeuvre de l’homme est de marcher les deux yeux ouverts, d’unir le temps et l’éternité”. Angelus Silesius (1624-1677), mystique allemand franciscain (Le pèlerin chérubinique, Cerf).

– “Au centre de son âme, l’homme passe par un seuil, là il ne subsiste dans son être que de ce qu’un Autre l’y précède”. Denis Vasse, jésuite et psychanalyste, né en 1934. (L’Autre du désir et le Dieu de la foi, Seuil).

Pourquoi Et Comment Trouver Son Être Intérieur ?

Vous êtes vous déjà demandé qui vous êtes réellement ? 

Nous ne parlons pas ici de vos identités sociales. Car vous pouvez être un ami, un frère ou une sœur, un amant, une épouse, un père/ une mère, en même temps. Mais cela ne représente que des facettes de vous même. Ces facettes ne sont pas votre Être intérieur. 

Connaître son Être intérieur c’est connaître votre but, vos valeurs, votre vision des choses, vos objectifs, vos motivations et vos croyances. Ce n’est pas ce qui vous a été raconté par les autres mais ce que vous découvrez par vous même à votre sujet. Connaître votre Moi requiert un haut niveau d’introspection. 

Si vous avez une vision claire d’au moins la moitié de ce qui est listé ci-dessus, vous avez déjà une grande connaissance de vous même. Mais il faut noter que le processus de découverte du Moi ne finit jamais. C’est un processus qui dure toute la vie.

Vous êtes plus que vos identités

Essayer de découvrir votre Être intérieur peut s’avérer difficile. Dans la vie vous avez plusieurs identités. On pourrait aussi dire “casquettes”. 

Chacune d’elle a son propre lot de valeurs et d’attentes qui sont socialement définies. Elles ne correspondent pas nécessairement à votre Être intérieur. 

Prenons l’exemple suivant. Imaginons que vous êtes l’employé d’une compagnie de transport. En tant qu’employé, votre mission doit correspondre à la mission de votre compagnie qui est par de faciliter la vie de ses clients avec des offres de transports adaptées. Votre objectif est aussi aligné sur celui de la compagnie et cela peut par exemple être d’augmenter les ventes de 20% sur l’année et de développer sa présence au niveau régional. 

Mais en tant que personne, vous avez probablement d’autres objectifs qui ne correspondent pas à ceux de votre entreprise. Vous adorez peut être la natation. Votre rêve est peut être de devenir champion de natation et de faire de la compétition à un niveau international. Ceci est très différent de ce que l’on attend de vous en tant qu’employé d’une société de transport. 

Ceci s’applique aussi à vos autres identités. Pour chacune d’elles on attend de vous certaines croyances, certaines valeurs, certains objectifs qui ne correspondent pas exactement aux croyances, valeurs et objectifs de votre Être intérieur. 

Parce que nous sommes tous uniques, votre Moi ne peut pas être classé sous une identité prédéfinie. Je suis le fils de mes parents, l’élève de mon professeur, le père de mon fils, la sœur de mon frère, l’oncle de ma nièce, l’entraîneur de mon club, mais je suis plus que tout cela. 

Ces noms sont seulement des rôles et des titres. Aucun de ces rôles ne me définit précisément et définitivement. Le Moi est quelque chose qui ne peut être défini par aucun label ou titre. 

Une bonne analogie au Moi est la fleur de tournesol. Le Moi est la tête de la fleur (le centre auquel sont rattachés les pétales). Vos différents rôles et identité sont les pétales autour de votre Moi. 

Les pétales sont des extensions de la tête de la fleur, ils ne sont pas la tête. Pareillement, vos identités et vos rôles sont des extensions de votre Moi mais ne sont pas votre Moi. 

Importance de découvrir son Être intérieur

Si vous n’avez jamais réfléchi à qui vous êtes vraiment à l’intérieur, il est très probable que vous vous identifiiez à vos identités. La plupart des gens s’identifient à leur rôle, par exemple mari, ami, employé etc. 

De nombreuses personnes passent toute leur vie en se construisant autour de l’une de ces identités. Enlevez leur cette identité et elles sont perdues. Ceci est dû au fait qu’elles n’ont aucune idée de qui elles sont réellement. Elles ne sont pas capables d’exister au delà de cette identité qui vient de leur être retirée. 

Prenons l’exemple de quelqu’un qui s’identifie uniquement comme fils. Il conçoit toute son existence autour de ce rôle. Il agira en accord avec ce qui est le mieux pour ses parents. Il passera beaucoup de temps avec eux, aura de nombreuses activités avec eux. Il abandonnera aussi certains projets si besoin, afin de rendre ses parents heureux. 

Quand vient le moment de prendre des décisions importantes, pour sa carrière ou le choix de sa partenaire, il s’assure d’avoir l’accord de ses parents. Ses parents sont le point central autour duquel sa vie gravite.

Son Moi est pourtant plus qu’être un fils pour ses parents. Lorsque ces derniers ne seront plus de ce monde, cette personne perdra le sens de sa vie et se retrouvera complètement perdue. Le point central autour duquel toute sa vie est organisée aura disparu. 

Ce rôle de fils est comparable à la tête de la fleur. Et tous les pétales qui y sont rattachés s’envolent lorsque la tête disparaît. Quand vous vous identifiez trop à une de vos identités, vous courrez le risque de vivre une crise lorsque celle ci disparaît. 

Il est donc important de savoir qui nous sommes réellement. Et ceci n’empêche pas de jouer consciencieusement chacun des différents rôles qui se rattachent au Moi. On peut être ainsi un très bon fils, ou père ou professeur etc. sans pour autant s’identifier à une de ces identités. 

Il est donc particulièrement important de trouver son Être intérieur. Cela aide à développer une paix intérieure. Vous êtes le propriétaire de votre vie. Mais si vous n’êtes pas connecté avec votre Moi vous la vivez certainement pour les autres. 

Vous poursuivez les objectifs et les attentes des autres plutôt que ce que vous désirez réellement. Connaître son Moi est le premier pas pour vivre votre vie pleinement en suivant vos objectifs et vos valeurs. 

La connaissance du Moi vient de la conscience de soi

Même si vous n’avez pas une image claire de qui vous êtes réellement, certaines facettes de votre Moi apparaissent certainement dans vos actions de tous les jours. Si par exemple vous ressentez toujours le besoin d’être présent pour vos amis, la fidélité est sans aucun doute une des valeurs de votre Moi. 

Ne vous inquiétez pas si vous ne connaissez pas encore votre Moi. La découverte de celui ci prend souvent toute une vie. Et ce processus de découverte est ralenti par les règles de la société dans laquelle nous vivons. 

En société on est obligés de suivre les règles. Ce faisant, nous rentrons dans un moule qui ne correspond pas à notre Moi. Et nous finissons souvent par prendre la forme de ce moule jusqu’à ne plus avoir conscience de qui nous sommes vraiment. 

De nos jours entre le métro, le boulot et le dodo, nous sommes constamment bombardés de publicités. Les médias et les réseaux sociaux nous dictent ce que nous devons penser, faire et aimer. Comment avoir, dans ces conditions, la moindre idée de ce qu’est réellement son Moi ? Nous avons tendance à devenir des robots et nous n’avons plus le temps de réfléchir à ce que sont nos réelles aspirations. 

Il est important de prendre le temps de réfléchir à cette question. Il faut analyser de façon consciente nos actions et nos pensées quotidiennes. C’est très important quand on sait que 95% de notre journée se passe de façon quasi inconsciente. Essayez au moins quelques minutes par jour au début, d’être pleinement conscient de vos actions. Allongez ce temps de pleine conscience chaque jour un peu plus. 

Nous sommes presque toujours en train de divaguer dans le passé ou dans le futur sans prêter attention à ce que nous faisons au moment présent. Nous agissons comme des zombis du matin au soir. La méditation est d’un grand secours pour éveiller cette conscience de soi.  

Qu’est ce qu’il se cache sous vos identités ? 

Vous pouvez essayer cette exercice simple pour découvrir votre Moi. Commencez par faire la liste de toutes les identités qui vous ont été assignées durant votre vie et retirez les. Pour ce faire arrêtez de penser à vous en tant que chacune des identités que vous avez mises dans la liste. Par exemple arrêtez de penser à vous en tant que frère, collègue, mari, etc. Pensez à vous en tant que vous. 

Prenez un papier et un stylo et écrivez ce qui vous vient à l’esprit lorsque vous lisez les questions ci-dessous : 

Quelle est le but de votre vie ? Que désirez vous accomplir durant celle ci ?

Comment vous voyez vous (indépendamment de toute autre personne) ? Quels sont vos objectifs pour les 3, 5 ou 10 prochaines années ?

Qu’est ce qui VOUS motive dans la vie ? Qu’est ce qui vous passionne ? Pourquoi êtes vous prêt à vous battre ?

Quelles sont vos valeurs ? Quelles qualités sont importantes à vos yeux ?

Quelles sont vos croyances au sujet du monde ? 

Si c’est la première fois que vous réalisez cet exercice, vous risquez d’être un peu confu. Certaines de vos réponses peuvent venir d’une de vos identités. Ce n’est pas grave mais essayez d’identifier ces réponses et essayez ensuite de répondre en vous détachant de cette identité. 

Ne vous inquiétez pas si vous finissez l’exercice avec une page blanche. Il y a quand même un Moi qui se cache en vous. Petit à petit vous arriverez à écrire des réponses. 

Utilisez ces quelques conseils qui vous aideront à trouver votre Moi : 

N’arrêtez jamais d’apprendre et de vous développer.

Sortez de votre zone de confort autant que possible en faisant des choses que vous n’avez pas l’habitude de faire.

Questionnez vous constamment.

Regardez au delà de ce que l’on vous montre et on vous enseigne.

Ecoutez vos tripes

En faisant ces exercices, vous déclenchez le processus qui vous mènera à la connaissance de votre Moi. Vous allez peu à peu prendre conscience de vos pensées et de vos actions. Et bientôt vous allez prendre conscience de ce Moi. Il va alors commencer à se distinguer peu  peu de vos identités. Vous chercherez alors à essayer de le voir le plus clairement possible.

S’aligner avec son Être intérieur

Au fur et à mesure que vous découvrez votre Moi, vous réalisez peut être qu’une (ou des) de vos identités ne lui correspond pas. Ceci crée un conflit entre votre Moi et la personne que l’on veut que vous soyez. Ce n’est pas un problème et cela fait parti du processus de découverte du Moi. 

L’étape d’après consiste à aligner au mieux vos identités avec votre Moi. Analysez les valeurs communes entre l’identité (ou les identités) qui pose problème et votre Moi. Modifiez autant que possible cette identité pour la rapprocher le plus possible de votre vrai vous. 

Si cela s’avère impossible vous devrez finir par vous débarrasser de cette identité. Vous devrez alors faire des projets à long terme pour pouvoir un jour vous libérer complètement de celle ci.

Chacune de vos actions doit vous rapprocher de votre Moi. Ne perdez pas espoir et soyez patient. C’est un processus de développement personnel qui est long. Il est important de ne pas se décourager. N’essayez pas non plus de trop en faire d’un coup.

8 Solutions De Psys Pour Trouver Son Équilibre Intérieur

Ils sont psychiatres ou psychologues. Ils nous font part de leur expérience dans un ouvrage collectif, Les psys se confient. Pour vous aider à trouver l’équilibre intérieur.

” Parce que nos peurs sont universelles, nous pouvons aider en nous plaçant sur un registre de fraternité humaine “, souligne Christophe André. Il est rare que des thérapeutes livrent avec autant de sincérité leurs chemins existentiels.

1. “Quitter sa posture de jugement”

Le conseil du Dr Christophe André psychiatre et psychothérapeute, hôpital Sainte-Anne, Paris

” Mon équilibre repose sur trois axes principaux.

Le premier : accepter mes fragilités. Elles ne sont ni des anomalies ni des infériorités. J’ai reçu des choses formidables de mes parents, d’autres moins. Ce que je suis aujourd’hui, ce n’est pas leur faute, ce n’est pas la mienne ; j’ai un chemin à parcourir que je considère comme un chantier de restauration.

Le second, c’est le travail ! Ce chantier de ma construction est passionnant mais il demande beaucoup d’énergie. On renonce trop tôt, l’intention semble nous suffire. Pour changer, il faut s’entraîner, comme pour un sport.

Le dernier pilier, c’est la rencontre. Les autres me sont essentiels. À chaque fois que je rencontre quelqu’un, je regarde ce qu’il y a de beau et de fort chez lui et la manière dont je peux m’en inspirer. Pour cela, il faut quitter sa posture de jugement ou d’indifférence. On a tendance à osciller entre l’une et l’autre. On critique vite, cela nous rassure de voir les défauts. On néglige alors l’essentiel, l’ensemble d’une personne. Or elles sont très rares, ces personnes qui n’auraient rien à nous apprendre. On doit regarder les autres avec bienveillance et admiration en se demandant ce qu’ils peuvent nous enseigner. Cela change tout parce que cela rend la rencontre féconde. ”

2. “Ne pas avoir peur de tomber ”

Le conseil du Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve psychiatre, hôpital Sainte-Anne, Paris

” J’ai eu un parcours composé de ruptures. Rien de dramatique, car ces ruptures ont été souvent choisies, comme l’immigration ou le changement de métier. Mais à chaque fois, j’ai dû prendre des risques, surmonter des obstacles puis me relever. Je crois que la clé de mon équilibre tient au fait de ne pas avoir eu peur de tomber. Il y a toujours des leçons à tirer de nos difficultés.

Or dans nos sociétés de la perfection, il est très difficile de reconnaître qu’il peut nous arriver de faillir. Mais vouloir tout maîtriser, c’est épuisant et source de tellement de frustrations. On n’est jamais parfait. Le reconnaître, c’est avancer avec ses propres défauts.

Pour cela, il faut avoir l’audace de demander conseil. Et être très exigeant dans sa quête. Ces conseils ne nous conviennent pas ? On continue à en demander ailleurs. Nous avons besoin les uns des autres pour surmonter nos manques. Cette modestie nous place non pas en position de combat mais de construction de soi avec l’autre. Nous sommes là pour jouer un rôle particulier. Sans avoir peur des autres. ”

A lire : Enfants et parents en souffrance, éd. Odile Jacob, 22,90 €.

3. “Expérimenter et être à l’écoute de soi”

Le conseil de Sophie Cheval, psychologue clinicienne et psychothérapeute

” Identifier ce qui compte vraiment pour soi et le garder toujours à l’esprit permet d’avancer dans sa direction, de nourrir son projet de vie, quel que soit le contexte. C’est un peu comme en bateau : il faut définir son cap et le garder. Si la météo n’est pas bonne, on retrouvera son chemin. Et pour connaître sa direction, il faut expérimenter et être à l’écoute de soi.

A lire : Belle autrement ! En finir avec la tyrannie de l’apparence, éd. Armand Colin, 15 €.

4. “Être conscient de ce qu’on vit”

Le conseil du Dr Nicolas Duchesne psychiatre et psychothérapeute, enseignant, attaché des hôpitaux de Montpellier

” Il faut garder autour de soi une forme de spiritualité. Dans chacun de nos interlocuteurs, il y a une étincelle magique. De l’éprouver m’aide beaucoup. Les difficultés que nous rencontrons sont l’occasion de réaliser que la vie ne se plie pas toujours à nos désirs immédiats, et que nous devons développer par nous-mêmes des chemins de réussite. Nous devons être pleinement conscients de ce qu’on vit. Tout alors est plus “goûteux”.

Pour cela, on doit ralentir, ne pas tout faire en même temps, s’offrir des temps d’arrêt. Trois fois par jour, on peut s’installer confortablement et on se demande quelles émotions, positives ou négatives, on ressent à ce moment-là. On se recentre sur sa respiration. Cela ne dure pas plus de 3 minutes. Mais c’est une manière toute simple d’être plus présent à soi. ”

A lire : L’affirmation de soi par le jeu de rôle en thérapie comportementale et cognitive, éd. Dunod, 24 €.

5. “Reconnaître ses contradictions”

Le conseil du Dr Frédéric Fanget, psychiatre et psychothérapeute, enseignant à l’université Lyon-I

” Me comprendre et comprendre mes contradictions, comme une médaille à deux faces, m’a été essentiel pour ­trouver l’équilibre.

Pour cela, on peut partir d’une situation donnée qui provoque chez nous un petit malaise. On prend le temps de l’analyser objectivement : qu’est-ce que je ressens ? Et on se demande ce que cela permet de comprendre de soi. On doit pouvoir observer les ressources qu’on mobilise et les freins qui sont les nôtres.

C’est une auto-analyse, mais en aucun cas une interprétation ni un jugement. C’est une manière de donner du sens à nos comportements pour trouver des solutions, pas pour se flageller. L’idée est de mieux reconnaître nos ressources puisqu’elles vont de pair avec nos faiblesses. ”

A lire : Je me libère, éd. Odile Jacob, 19,90 €.

6. “Savoir s’interroger, se remettre en cause”

Le conseil du Dr Bernard Geberowicz médecin psychiatre, ancien psychiatre des hôpitaux

” L’équilibre ne peut pas reposer sur une seule clé parce qu’en réalité, c’est une interrogation constante. On doit s’interroger sans cesse sur les interactions que peuvent avoir sur nous nos relations avec les autres. Il s’agit de toujours chercher une autre description aux choses, de ne pas rester sur une seule idée qui expliquerait tout. L’équilibre, c’est être plurifactoriel.

Pour cela, on doit se demander quelles pourraient être les causes qui nous ont amenés à rencontrer une difficulté. On a toujours tendance à se contenter d’une causalité extérieure. En général, cette causalité, ce sont les autres. C’est certainement pertinent dans de nombreuses occasions, mais c’est une paresse que de s’arrêter là. On oublie de se demander : “Et moi, qu’est-ce que je peux faire pour que ça bouge, pour que l’autre bouge ?” On doit dépasser la réponse unique, chercher la complexité et se demander ce qu’on peut faire pour intervenir sur la situation qui nous pose problème. ”

A lire : Les 7 vertus du couple. Une alchimie particulière, éd. Odile Jacob, 21,90 €.

7. “Accepter de ne pas aller bien parfois”

Le conseil du Dr Stéphanie Hahusseau psychiatre et psychothérapeute intégrative

” Accepter de fluctuer, d’avoir des périodes creuses, m’a été essentiel. L’injonction “tu as tout pour être heureuse” nous parasite souvent. Difficile de reconnaître ses souffrances quand d’autres autour de nous sont grièvement malades. Pourtant, la souffrance ne se hiérarchise pas !

On doit accepter de craquer, de ronchonner, de ne pas aller bien parfois et de ne pas se remettre en question en permanence. Les femmes sont particulièrement sujettes à cela. On doit cependant pouvoir accepter de penser à nous, car c’est le meilleur moyen de penser ensuite aux autres. ”

A lire : Un homme, un vrai, éd. Odile Jacob, 21,90 €.

8. “Développer ses compétences”

Le conseil du Dr Yasmine Liénard, médecin psychiatre et thérapeute cognitivo-­comportementaliste

” Chercher à être qui on est plutôt que de rêver d’être quelqu’un d’autre, de toujours mieux, plus jeune, plus fort, plus performant, plus admirable, c’est la voie que j’ai prise. Ce n’est pas en cherchant cet autre qu’on trouve l’équilibre, c’est au contraire en lâchant l’affaire qu’on rencontre l’apaisement. Il ne s’agit pas d’accepter son sort et de ne plus bouger, mais de substituer à cette quête narcissique le développement de nos qualités.

Développer nos compétences, c’est travailler ce que nous savons faire, comme danser, chanter, compter. Développer nos qualités, c’est travailler sur notre manière d’être en rapport avec le monde, devenir plus flexible, se relier aux autres. C’est l’assurance d’entrer dans des relations plus faciles, plus nourrissantes, et qui rendent plus heureux. ”

A lire : À la recherche de son vrai soi. Le chemin de la méditation, éd. Odile Jacob, 24,55 €.

L’ouvrage collectif à lire : Les psys se confient. Pour vous aider à trouver l’équilibre intérieur, écrit sous la direction de Christophe André aux éditions Odile Jacob.

5 Conseils Pour Trouver Votre Style

Et puis un jour, j’ai compris : notre style évolue avec nous tout au long de notre vie, c’est normal de passer du temps à le chercher ! Je dirais même que c’est plutôt sain, cela suppose que nous changeons au fil de temps, que nous mûrissons et voyons le monde autrement. Nos besoins évoluent constamment et cela nous permet de rester créatives, vous ne trouvez pas ?

Mes 5 conseils pour trouver votre style

Voici ma définition personnelle du style :

Pour tout vous dire, je suis un peu gênée par cette notion d’avoir trouvé son style ou non, comme si le fait de ne pas l’avoir trouvé était un échec en soi. Je ne crois pas qu’avoir un style vestimentaire qui nous définisse soit essentiel, même quand on adore la mode. Non, ce qui est essentiel c’est de se sentir bien dans ses vêtements et d’être en accord avec l’image que nos vêtements renvoient aux autres. Bien sûr, on peut décider de s’affranchir totalement de ce que nos looks renvoient aux gens. Porter uniquement ce que l’on aime, y compris le look gothique à trente ans si cela nous chante… Dans ce cas, je ne peux que vous féliciter car c’est un signe de grande confiance en soi que j’admire réellement !

Pour moi, avoir du style c’est se sentir bien dans ses vêtements et se sentir en harmonie avec l’image de soi que l’on renvoie aux autres. C’est une histoire de confiance en soi, peu importe notre style (un comble !).

hum, je sens que je vous ai perdues… ce qui m’amène à développer le second point : l’histoire que vous avez envie de raconter avec vos vêtements.

Choisir l’histoire que vous avez envie de raconter avec vos vêtements

Vous connaissez le proverbe, on dit souvent que les apparences sont trompeuses. On a surtout la chance de pouvoir raconter toutes les histoires que l’on veut avec nos vêtements. Elégante, sexy, glamour, rockeuse… vous pouvez décidez d’être qui vous voulez avec vos vêtements !

Evidemment, le mieux est de s’habiller selon notre personnalité, l’idée que l’on se fait de soi et celle que l’on a envie de renvoyer à notre entourage. Qu’avez-vous envie de dire de vous à travers vos vêtements ? Rien de spécial ? Que vous êtes une personne joyeuse ? Que vous êtes de nature introvertie ou extravertie ? Que vous aimez la simplicité ? Que vous voulez mettre en avant vos atouts, ce que vous aimez chez vous ?

Tout est possible, libre à vous de vous habiller en fonction de vos envies. Vous pouvez aussi décider d’être toutes ces personnes à la fois un jour après l’autre, il n’y a aucune règle.

Imaginez donc la personne que vous souhaitez être et définissez quels vêtements vous pourriez porter pour être cette personne.

Par exemple, ma priorité est de porter des vêtements confortables et qui s’adaptent à mon quotidien avec deux enfants dont un bébé. Je pourrais donc me contenter de porter des joggings et des baskets MAIS j’ai aussi envie d’être féminine et élégante. Pour moi c’est important de renvoyer cette image soignée aux autres. Je vois cela comme une marque de respect envers moi-même et mon entourage. L’histoire que j’ai envie de raconter aux gens est donc celle-ci : ” il était une fois, une jeune maman active et bien dans sa peau, qui prônait le confort et la simplicité mais qui ne voulait pas renoncer à l’élégance “…

S’habiller de manière simple et élégante nécessite donc pour moi de porter des vêtements basiques mais bien coupés, qui conviennent parfaitement à ma morphologie. Mes tenues sont souvent minimalistes car j’aime le style scandinave et pour moi le côté ” effortless chic ” est la notion même de l’élégance. Ma tenue idéale ? Un jean slim, une chemise en soie et une paire de boots plates. Mais pour vous, la simplicité rimera peut-être avec une paire d’escarpins noirs, une jupe noire, un haut en dentelle…

Votre histoire à vous est peut-être différente. Vous pouvez par exemple vouloir raconter l’histoire d’une femme joyeuse et extravertie, qui aime faire la fête et qui a gardé son âme d’enfant. Vous pourriez donc avoir envie de porter des couleurs vives car les couleurs correspondent à cette définition de la femme joyeuse que vous avez envie d’être… Vous comprenez ?

Mais vous pourriez tout aussi bien être une femme joyeuse et extravertie sans pour autant porter du rose ou des couleurs… Il n’y a aucune règle, nous avons le droit de nous amuser des clichés ou de vouloir jouer avec nos apparences.

Créer votre kit de basiques

Si vous avez déjà parcouru quelques articles sur le blog, vous savez quelle importance j’attache aux vêtements basiques comme le tee-shirt blanc, la chemise, les jeans… Pour moi ce sont des pièces essentielles de mon dressing sans lesquelles je ne peux m’habiller.

Vous pouvez retrouver toute la liste de mes basiques dans cette catégorie, j’espère qu’elle vous inspirera.

Dans tous les cas, vous devez définir la base de votre garde-robe, c’est à dire les vêtements dont vous ne pouvez vous passer au quotidien. Ce kit de base est la clé de votre style vestimentaire. Les basiques que vous portez devraient déjà vous donner une idée du ou des styles de vêtements que vous aimez. Pour moi, les jeans sont indispensables alors que certaines de mes amies ne portent que des jupes ou des robes.

Si ce n’est pas déjà fait, je vous conseille de faire un tri dans votre penderie pour vous aider à y voir plus clair. N’hésitez pas à écrire noir sur blanc la liste des vêtements que vous avez le plus portés dernièrement et écrivez à côté pourquoi. Cela permet de mettre en lumière vos tenues préférées et de voir quel est votre style actuel et pourquoi il vous plaît tant, ou non d’ailleurs.

Vous avez une vague idée de votre style idéal et de l’histoire que vous avez envie de raconter mais est-ce que cette histoire correspond réellement à votre manière de vivre ? Votre style idéal est-il portable au quotidien ou au contraire totalement éloigné de votre mode de vie actuel ?

J’ai tendance à croire que rien n’est interdit mais il faut rester réaliste. Je cours après mes enfants toute la journée, je prends les transports en commun pour aller travailler et je ne sors pas très souvent le soir… Il m’arrive d’avoir les yeux qui brillent devant des robes de soirée ou des tenues très habillées mais j’essaie de garder la tête froide. J’aime l’image que renvoient ces tenues mais elles sont à mille lieux de mon quotidien qui est plutôt ” jean baskets “. J’essaie donc de prendre du recul et d’accorder davantage d’attention aux vêtements qui correspondent à mon mode de vie. J’avoue que cela peut parfois être frustrant de se contenter de rêver devant des pièces magnifiques, mais cela évite les erreurs d’achats, les regrets et le vilain sentiment de culpabilité qui s’ensuit.

Essayez donc toujours d’accorder davantage d’importance aux vêtements qui sont adaptés à votre mode de vie. Si vous avez du mal à définir votre style, c’est une très excellente manière d’aller à l’essentiel. Et vous trouverez toujours des solutions pour booster vos tenues si le besoin ou l’envie se font sentir.

Acheter les bons vêtements

Vous aurez moins de difficultés à définir votre style si d’emblée vous achetez les bons vêtements… C’est à dire ceux qui correspondent à 100% à ce que vous aimez porter, qui s’adaptent à votre mode de vie, à l’histoire que vous voulez raconter. Et pourtant, faire des erreurs d’achats est aussi un bon moyen à long terme de savoir ce que l’on veut ou plutôt ce que l’on ne veut plus ! Ne culpabilisez donc plus si vous regrettez d’avoir acheté cette robe verte que vous n’avez jamais mise (vous n’aimez pas le vert et vous ne portez jamais de robe…. mais elle était jolie). Un jour, vous deviendrez raisonnable et saurez résister à la tentation. Je ne fais quasiment plus d’erreurs d’achats depuis que j’ai investi dans des bons basiques et dans des pièces de qualité que j’aime réellement.

Cela m’a demandé un investissement financier au départ, c’est vrai. Mais il s’avère que j’ai considérablement réduit mes achats mode depuis que je me constitue petit à petit mon dressing idéal. Il m’arrive d’avoir de vrais coups de coeur mais ils sont raisonnés et raisonnables et surtout, mes achats représentent de vrais moments de joie et non plus des ” faux plaisirs “.

Une idée reçue très classique, c’est qu’il faut être riche pour être stylée et bien habillée. La première réflexion qui nous vient est ” c’est facile d’avoir du style quand on a de l’argent “. Parce qu’avec de l’argent, on peut acheter davantage de vêtements et que leur nombre serait LE gage de réussite dans la création de son style. Ou alors les vêtements de marque. Posséder des vêtements chers ou de luxe vous offrirait aussitôt cette élégance que vous recherchez…

On sait bien que le style ou l’élégance ne s’achètent pas. Ce qui compte, c’est de trouver le juste équilibre entre le budget dont vous disposez et le style que vous avez ou aimeriez avoir. De définir si votre style nécessite d’investir dans de beaux vêtements de qualité ou non.

Si vous n’avez aucun problème avec la fast-fashion et que vous estimez qu’avec votre budget, vous ne pouvez vous offrir que des vêtements à petits prix, alors soit. J’ai été jeune, étudiante ou fauchée et je respecte totalement votre position. Mais sachez qu’il y a d’autres alternatives. On peut réussir à s’offrir de belles pièces de qualité avec un budget moindre, en diminuant la quantité de nos achats ou en achetant d’occasion. Se constituer un dressing idéal peut prendre du temps voire même des années mais l’aventure en vaut la chandelle !

Notre style ne nous définit pas pour toute notre vie et heureusement ! On a le droit de le faire évoluer, de l’affirmer… On a le droit de s’amuser, la mode est un formidable terrain de jeu et c’est pour cette raison que je l’aime autant. Qui sait, aujourd’hui je suis plutôt adepte du minimaliste scandinave mais peut-être que dans dix ans je porterai des imprimés à toutes les sauces ? S’il y a bien une chose que la mode m’a appris c’est qu’il ne faut jamais dire jamais…

Alors même si je me sens à l’aise avec mon style actuel, je ne cesse jamais de m’inspirer. Ce n’est pas un effort pour moi puisque j’adore la mode, je peux passer des heures à lire les blogs, regarder des comptes de mode sur Instagram, surfer sur des sites de petits créateurs, remplir des paniers virtuels ou épingler des images sur mon compte Pinterest.

Je connais plein de gens qui font des tableaux d’inspiration en découpant des images dans des magazines par exemple. Je ne pratique pas cette méthode mais il paraît qu’elle est très efficace. En revanche j’ai une vraie fascination pour les inconnu(e)s que je croise dans la rue. Si une silhouette me plaît ou une tenue, je les regarde en détails et je peux passer de longues minutes à décrypter pourquoi l’ensemble me plaît autant. J’essaie toujours de rester discrète car je pense que c’est un peu flippant de constater que quelqu’un vous analyse des pieds à la tête… Mais la rue ou les transports en commun sont vraiment ma plus grande source d’inspiration mode au quotidien, bien plus que Pinterest qui est magnifique à regarder mais dont les images sont parfois éloignées de la réalité.

Ne croyez pas que la mode est futile. N’ayez pas honte de l’aimer.

S’habiller chaque jour et trouver son style ne doit pas être une source de confit avec son moi intérieur.

N’ayez pas peur de regarder autour de vous, de vous inspirer, de rêver… C’est comme cela que vous apprivoiserez la mode et que vous habiller vous semblera naturel et agréable.

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